Découverte 

A la découverte des pigeonniers lomagnols

 Les différents types de pigeonniers






Le pigeonnier de type toulousain ou pied de mulet

Bâtiment rectangulaire qui se caractérise par son toit à une seule pente. Celui-ci est interrompu par un ressaut (passage brusque d'un pan incliné à un autre) formé d'une planche percée de trous d'envol, particularité qui permet de protéger les pigeons du vent.






Le pigeonnier tour

Attenant à la maison, aux dépendances ou encore isolé, il est souvent de forme quadrangulaire. Le toit pyramidal à 4 pentes est couvert de tuiles plates et s'ouvre sur 1 ou 2 lucarnes avancées, fermées de planches percées de trous d’envol.






Le pigeonnier sur arcades
Il repose sur des piliers de pierre ou de brique. Il est quadrangulaire, hexagonal ou octogonal.





Le pigeonnier balet (ou balcon)
Il permet de protéger le porche d'entrée des intempéries. On le retrouve dans les fermes importantes dépendantes d'un château ou d'une abbaye.
 


Le pigeonnier sur piliers ou sur colonnes
De forme quadrangulaire pour les plus classiques ou de forme hexagonale, octogonale pour les plus raffinés, il repose sur 4, 6 ou 8 colonnes de pierres monolithes ou en tronçons.


Historique :

Au Moyen-âge et jusqu’à la Révolution Française, au Nord de la France, la construction d’un pigeonnier (appelé alors colombier) était un privilège réservé au seigneur. Cette exclusivité n’était pas en usage en Languedoc où chacun pouvait ériger son colombier à sa guise. En effet, le Parlement de Toulouse s’est à plusieurs reprises prononcé contre des seigneurs qui voulaient en limiter l’usage.

Pour éviter la pollution, pour mettre en valeur une architecture originale et pour assurer la tranquilité du pigeon, la plupart des pigeonniers étaient isolés en pleine campagne.

Le pigeonnier contribuait à l’économie rurale : le guano du pigeon (ou colombine) était utilisé comme fertilisant et la chair du pigeon, fort appréciée, constituait une source de revenu complémentaire. Il faisait parfois parti de la dot des femmes.



Eléments architecturaux :

La randière
Ceinture de briques émaillées verte empêchant les rongeurs de monter jusqu’aux ouvertures réservées aux pigeons.

Le “capel”
Situé au sommet des piliers, ces “coiffes de pierre” protègent de l’ascension des prédateurs.
Les trous d’envols : seul moyen d’entrer pour les pigeons, de 10 cm maximum, ils interdisait l’accés aux rapaces.

Le lanternon
Haut et effilé, sous forme de clocheton, il coiffe le sommet de certains pigeonniers.Les boulins
Cases carrées ou circulaires, aménagées à l’intérieur du pigeonnier et destinées au logement des couples ou à la ponte des oeufs.

Les boulins
Cases carrées ou circulaires, aménagées à l’intérieur du pigeonnier et destinées au logement des couples ou à la ponte des oeufs.

Les épis de faitage
Ce sont généralement des poteries vernissées qui constituent la signature du pigeonnier. Leur fonction principale est l’étanchéité absolue du toit. Le façonnage est esthétique et original.



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